Aucune femme n’a jamais marché sur la lune . Cosmos 2019

Aucune femme n’a marché sur la Lune, 2019 Guillaume Bertrand
article écrit par Florine M

Cette œuvre est un hommage à Margareth Hamilton, née en 1936. Elle était informaticienne, dirigeait le département génie logiciel au sein du MIT (Massachusetts Institute of Technology) instrumentation laborator, qui conçut le système embarqué du programme spatial Apollo. C’est entre autre grâce au code produit par Margareth Hamilton et son équipe que l’équipage d’Apollo XI put éviter un accident à l’alunissage.

Depuis plusieurs années, Guillaume Bertrand axe son travail dans le sens d’une approche ouverte et innovante. Dans la plupart de ses projets, il met en jeu des techniques à la fois sophistiquées et bricolées, toujours ingénieuses, qui relèvent de l’informatique, de l’électronique voir de la robotique.

L’œuvre « Aucune femme n’a marché sur la Lune » est une machine à coudre faite en bois qui contient deux cartes électroniques. Une carte Arduino,qui une fois programmée avec les codes sources de Margareth Hamilton, va pousser un cure dent au moyen d’un élastique, qui va percer les feuilles de papier qui se déroulent petit à petit grâce à la programmation d’une carte électronique Raspberry Pi,afin d’écrire le code source que Margareth Hamilton a utilisé pour faire atterrir la fusée Apollo.

Cette œuvre a pour but de nous interroger sur la place des femmes dans l’univers de l’informatique vu comme particulièrement masculin, et ainsi changer les mœurs par rapport aux avis que les personnes peuvent se faire sur les métiers dits d ’« homme ».

Celle-ci est d’autant plus intéressante puisqu’elle a été mise en œuvre par un homme au nom des femmes.